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Les stratégies d'externalisation des entreprises

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Découvrez en vidéo sur résultats de l'étude menée par le Groupe Cegos, leader international de la formation professionnelle, sur les stratégies d'externalisation des entreprises françaises.

Auto Entrepreneur en Télé Secrétariat et Prospection Client

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sur autoentrepreneurinfo.com

Publication du10/06/2012

 

"Aujourd’hui, je vous propose l’interview de Lucie Guillemin qui travaille comme télé-secrétaire et propose aussi des prestations de prospection client.

 

[Ronan] Bonjour Lucie, vous avez créé votre entreprise sous le statut d’auto-entrepreneur, c’est bien cela ? Quels sont les services que vous proposez ? Pouvez-vous déjà nous en dire plus sur vos prestations ?

Bonjour. J’ai créé ma société il y a maintenant deux ans. Je propose du secrétariat classique, et depuis peu, du coaching.

 

[Ronan] Etre télé-secrétaire permet-il de travailler pour des clients de toute la France ou est-il nécessaire de garder un contact de proximité malgré tout ?

Je travaille sur toute la France. Je n’ai jamais rencontré un seul de mes clients, même si pour certains je les connais depuis deux ans. Je suis très proche de certains, autant que lorsque je travaillais au sein d’une entreprise et peut-être même plus pour certain.

 

[Ronan] En complément de vos services de télé-secrétaire, vous aidez vous-même d’autres télé-secrétaires à développer leur clientèle, c’est bien cela ? Mais vous même, comment avez-vous trouvé vos premiers clients en télé-secrétariat puis maintenant en tant que coach de télé-secrétaires ? Quels sont vos solutions pour démarcher de nouveaux clients et vos astuces pour les fidéliser ?

Oui, effectivement, suite à une forte demande, j’ai eu envie d’aider des femmes aux foyers, des personnes malades ou encore des demandeurs d’emplois à retrouver le monde du travail.

Mes premiers clients, je les ai trouvés grâce à différents réseaux. Mais le plus important, c’est de les fidéliser et de mettre une organisation efficace avec les mêmes clients. Ce qui n’empêche pas de rajouter de temps en temps des missions de courtes durées sur mon emploi du temps.

Pour les fidéliser, il n’y a pas de secret. Il faut être rigoureuse, respecter le contrat et être disponible. Le matin, je commence à 9h, et pas question de m’occuper de la maison ou autre : je suis au bureau. Même si nous sommes indépendantes, les clients sont nos patrons. Le fait de savoir que je suis toujours disponible, de savoir qu’ils peuvent me contacter dans la journée, c’est comme si j’étais dans un bureau à côté d’eux.

 

[Ronan] Quel est votre parcours professionnel avant la création de votre activité et pourquoi avoir décidé de vous lancer en auto entrepreneur ?

J’ai travaillé 7 ans dans une entreprise où je m’occupais de la gestion d’un magasin. Secrétariat courant, comptabilité, site e-commerce…un travail passionnant mais trop prenant. A cette époque j’avais l’impression de passer à côté de la vie de mes trois enfants. L’idée première était de pouvoir travailler pendant les horaires écoles, et de pouvoir me libérer les mercredis et ne plus travailler les weekends.

L’idée du statut d’auto-entrepreneur m’est venue simplement. J’ai demandé un licenciement à l’amiable. Il m’a été refusé dans un premier temps. Je pense que mes employeurs ne savaient pas comment le gérer et j’avais fait la demande avant les vacances d’été, période chargée pour le magasin. J’ai donc laissé passer la saison, mais tout en continuant à me renseigner sur le statut d’auto-entrepreneur. J’ai réitéré ma demande à l’automne, en expliquant bien mes motivations et en fournissant les documents explicatifs lors d’une réunion du bureau. J’ai promis de partir en ayant trouvé une remplaçante, que j’ai pris soin de former.  Une fois ma demande accordée, je me suis inscrite à Pôle Emploi dans la semaine qui a suivi la fin de mon contrat.

 

[Ronan] Est-ce que le régime auto entrepreneur s’est immédiatement imposé comme la solution idéale pour votre projet ou avez-vous hésité (ou commencé) avec un autre statut d’entreprise ?

Je ne me suis pas posée de questions sur un autre régime. Celui-ci me paraissait simple avec peu de contraintes. Il me permettait aussi de pouvoir rester inscrite au pôle Emploi.

 

[Ronan] Avez- vous préparé votre projet de création d’entreprise avant de vous inscrire en auto entrepreneur ? Quelles ont été les étapes pour préparer ce lancement ? Avez-vous fait une étude de marché, un business plan, une formation en création d’entreprise ? Avez-vous rencontré un comptable ou un conseiller ?

Mon projet, je l’ai longuement mûri. Après, je me suis lancée sans étude de marché, ni business plan. Je n’en ai pas ressenti le besoin, c’était encore peu connu, je connaissais personne dans le domaine. Pour moi, tout était à faire. Mais je tiens à souligner que le pôle Emploi m’a tout de même bien guidé dans les premières étapes administratives. Un conseiller m’a bien expliqué la mise en place de l’ACCRE et de demander mes indemnité de chaumage sous forme de capital, ce qui m’a permis d’acheter mon matériel. Par contre, le Pôle Emploi proposait des réunions d’information sur la création d’entreprise et l’aide concrète. Je ne me suis pas sentie concernée. J’étais un peu « hors norme » avec mon idée de télé secrétariat face à des créations d’entreprises « standards » : salon de coiffure, magasin de souvenirs…

 

[Ronan] Avez-vous rencontré des difficultés avec les démarches administratives et si oui comment les avez-vous résolues ?

Pas de difficultés majeures dans les démarches au début. Par contre, j’ai rencontré des difficultés liées à mon déménagement et à un changement de département. Ces dernières sont résolues mais il a fallu attendre un an ! Il faut savoir qu’un simple appel téléphonique ne suffit pas pour faire le changement d’adresse. Pourtant lors de ma conversation avec une très gentille dame de l’URSSAF, elle m’avait certifiée qu’elle faisait le nécessaire. Il faut donc savoir que lorsque vous changez de département, vous devez vous rendre à l’URSSAF et à la chambre des métiers de votre ville. Le changement de département entraîne un changement des derniers chiffres de votre numéro de SIREN.

 

[Ronan] Après ces premiers mois d’activité, quel est votre sentiment ? Quel est votre bilan sur cette aventure et aussi le statut d’auto entrepreneur ?

Je suis vraiment heureuse. Je n’ai eu aucun doute lorsque je me suis lancée et je peux vous dire que j’étais la seule à y croire. Tout le monde ne croyant pas qu’on pouvait « quitter » un CDI pour se lancer dans ce projet. Mais je suis contente d’y avoir cru et aujourd’hui, l’évolution de free management me donne raison. J’ai des clients qui me font confiance chaque mois, ce qui diminue le temps consacré à la prospection.

Lors d’une discussion avec Virginie Vincent, gérante de sa société de Homeshoring, « Duty Voice », on s’est rendue compte qu’il y avait vraiment de la demande dans le télétravail mais malheureusement encore peu connu en France, avec des télétravailleurs souvent peu formés. Voulant partager notre expérience, nous avons décidé de créer un nouveau site : www.i-work.fr. Un site que l’on a voulu simple et complet pour tous les indépendants et les futurs indépendants. On veut pouvoir proposer une aide, un accompagnement et des formations pour tous ceux qui veulent se lancer. Créer cette SARL avec Virginie avec elle en tant que gérante, me permet de mon côté de garder le statut d’auto-entrepreneur et donc de continuer avec Free Management.

Mon bilan est vraiment positif, même si je fais énormément d’heures, j’ai cette joie, ce plaisir et cette richesse que m’apporte chaque jour mon travail. Un travail varié que j’ai voulu à mon image…Il me correspond dans ma façon de vivre, et se complète parfaitement avec ma vie de famille."